Tout le monde s’accorde à reconnaitre aujourd’hui l’acuité des problèmes relatifs à la conservation de sol en Haïti en général et dans le Nord-Ouest en particulier. L’histoire des pratiques paysannes dans les campagnes haïtiennes s’est manifestée par une destruction progressive et considérable du couvert arbustif et arboré, destinée à élargir les surfaces cultivées et satisfaire les besoins d’ une population sans cesse croissante et sous équipée : abattis –brûlis pour la mise en culture de nouvelles terres , coupes de bois pour la construction et les besoins énergétiques (bois de feu, charbon de bois ….) réduction des surfaces en jachère et diminution des friches, surpâturage des terres de parcours (‘’raks’’). Suite à ces destructions, on observe de nos jours une fragilisation très prononcée des écosystèmes dont la sensibilité était déjà très accusée du fait des conditions naturelles, tropicales et montagneuses.